Influences sociales

Influences sociales

 

Le contrôle d'Hollywood : 

Benjamin Siegelbaum, dit "Bugsy Siegel", a été envoyé à Hollywood par la Commission à la fin des années 1930 afin d'y implanter Cosa Nostra. Siegel fut alors introduit dans le milieu du cinéma par les membres du Rat Pack. Il prit le contrôle des syndicats des techniciens (preneurs de son, décorateurs, monteurs...) et figurants dans le but de racketer les producteurs : Siegel pouvait donc bloquer à tout moment la production d'un film. La pornographie, proscrite en Sicile, se développe considérablement aux Etats-Unis. La mafia sait que ce business est extrêmement lucratif et n'hésite pas à investir pour son développement

 

Le contrôle des syndicats : 

De nombreux syndicats ont été rackettés par différentes familles mafieuses. Albert Anastasia tenait ainsi le syndicat des dockers et Lepke Buchalter, celui de l'industrie du prêt-à-porter. Le cas le plus célèbre concerne les Teamsters, très vaste syndicat des conducteurs routiers, notamment par l'intermédiaire de son président Jimmy Hoffa. Les caisses de retraites de ce syndicat étaient allègrement détournées et pouvaient servir à divers investissements. La mainmise sur des syndicats permettaient aussi aux familles mafieuses de faire pression sur les entrepreneurs pour les racketter en menaçant de paralyser la production et les transports et inversement, briser des grèves par l'emploi de "gros bras" était un service fortement rémunéré. Les familles Genovese et Gambino ont racketté le milieu de la construction immobilière dans les années 1980 : en faisant peser le risque d'une grève, d'un accident ou de tout ce qui pourrait ralentir ou stopper l'acheminement du béton jusqu'au chantier, ces familles pouvaient donc placer l'entrepreneur en situation de faillite étant donné qu'il ne pourrait pas respecter les délais et les contrats (une enquête datant de 2004 a révélé que le syndicat des ouvriers "Operative Plasterers and Masons Union" de New York est toujours contrôlé par la famille Genovese). 

 

La mafia du XXIe siècle :

 

La mafia du XXIe siècle se différencie de celle du XXe siècle dont le rayon d'action restait national au mieux. La mafia du XXIe siècle s'engage dans la cybercriminalité, donc un rayon d'action illimité. Un rapport de l'entreprise de sécurité informatique McAfee (ce rapport s'appuie sur les sources du FBI et d'organismes nationaux) fait état de recrutements de jeunes étudiants dans les universités et de tout adolescent capable de devenir pirate du Net par les mafias. Les promesses d'une réputation parmi les pirates et d'argent facile amènent ces jeunes à réfléchir concrètement sur ce genre d'offres sachant que les risques que prend un cyber criminel sont infimes par rapport à ceux que prend un criminel au sens strict. Certains pirates profitent par exemple des cybercafés ou de zones couvertes par réseau WiFi (internet sans fil) pour plus de sécurité (localisation par adresse IP dans ce cas, inutile). Les mafias contactent également d'anciens employés de sociétés ciblées pour en connaitre les failles de sécurité. Des activités comme le fishing ou "hameçonnage" (activité informatique visant à collecter des informations personnelles - nom, prénom, numéro de carte bancaire, adresse - à des individus par l'intermédiaire d'une imitation de tiers de confiance. Exemple :  banque, entreprise, site marchand, administration...) sont en considérable augmentation (+ 25 % par rapport à 2007). Ces méthodes amènent au chantage. Les fuites de données à partir de supports peu sécurisés (comme les clés USB, les PDAs...) et les botnets (réseaux d'ordinateurs contrôlés à distance à des fins frauduleuses) sont aussi en plein essor.

 

 

 

 

 

 

 

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