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La mafia aujourd'hui (New York)


 

 La Cosa Nostra n’a aujourd’hui plus grand-chose  à voir avec son passé mythique ; les costumes rayés, le trafic d’alcool, et les mitraillettes Thompson sont un peu dépassés. Les mafias ont une forte capacité d’adaptation quand les choses vont mal malgré les sérieuses difficultés que les familles ont rencontrées.

Aujourd’hui, La Cosa Nostra américaine intervient dans l’extorsion de fonds, la drogue, la fraude financière, le prêt usuraire, le piratage des marchés publics, la prostitution et la pornographie, le trafic de stupéfiants (héroïne, amphétamines mais peu de cocaïne), le racket, les jeux d’argent et paris illégaux sur des évènements sportifs etc.
  

La mafia opère également dans :

 

  • L’escroquerie aux assurances sociales et de santé
  • L’escroquerie aux télécommunications
  • L’escroquerie boursière
  • L’escroquerie aux taxes sur les carburants
  • Les vols d’identité
  • La criminalité informatique

 

Une des spécialités de la mafia italo-américaine est le racket des syndicats de salariés :

 

  • Escroquerie aux dépens des fonds de pension ou des fonds sociaux
  • Fausses factures et notes de frais
  • Emplois fictifs
  • Détournement de fonds
  • Pillages de mutuelles
  • Chantage à la grève aux dépens des entreprises

Les professions touchées par le contrôle des mafieux sont celles concernées par la construction, la démolition, l’élimination de l’amiante, les transports routiers, le traitement des ordures et des déchets toxiques, les ports … .

Le contrôle de secteurs entiers du monde syndical permet d’user de précieux leviers pour racketter les entreprises par la menace de grève ou le ralentissement d’une chaîne de production ce qui provoquerait la faillite de l’entreprise concernée. Les syndicats de l’hôtellerie et de la restauration, de transports routiers mais aussi les branches économiques du bâtiment et de travaux publics sont sous influence mafieuse. Les profits accumulés par les familles mafieuses leur permettent également d’investir dans les entreprises légales. Les familles Genovese et Gambino en sont l’exemple, elles ont racketté la sphère de la construction immobilière au cours des années 1980. Elles ont fait peser le risque d’une grève, d’une panne ou d’un accident empêchant l’arrivée de béton jusqu’au chantier. L’entrepreneur n’a donc pas eu le choix, il risquait d’être placé en faillite, d’autant plus que le système est élaboré dès la source. Les familles sélectionnaient une entreprise qui doit leur reverser un certain pourcentage de ses gains puis contraignaient les autres candidats à faires des offres supérieures.

           

Une enquête ayant été réalisée en 2004 a révélé que la section de New York du syndicat des ouvriers du bâtiment « Operative Plasterers and Masons Union » était en réalité contrôlé depuis plus de 25 ans par trois puissants capos de la famille Genovese. C’est également à New York que l’on a découvert que l’union syndicale des poseurs de faux-plafonds et spécialistes de l’étanchéité « United Union of Roofers, Waterproofers and Allied Workers » était contrôlée pas les inévitables John Barbato et Venero Mangano de la famille Genovese.

L’un des syndicats les plus infiltrés par la mafia reste celui des Teamsters (camionneurs, conducteurs, livreurs, coursiers …).

 

 

 

 

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