La lutte anti-mafia

 

La lutte anti-mafia :

 

 

Les politiques chargés de la lutte anti-mafia se heurtent régulièrement à son organisation souple et décentralisée, qui délocalise ses activités et diversifient les flux financiers dans le monde entier. Il leur faut entreprendre des enquêtes au-delà des frontières et remonter de multiples filières, ce qui devient un véritable casse-tête pour les juges. Les pays dits paradis fiscaux comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Cayman… ne font rien pour leur faciliter la tâche. Aussi Interpol, organisation internationale créée en 1923 destinée à promouvoir la coopération policière internationale, permet de centraliser les informations pour faciliter la coopération et lutte internationale.

Les mafias italiennes n'ont pas perdu de leur importance. Bien sûr, elles ont été frappées mais le vivier est énorme, la répression ne suffit pas. Il faut décontaminer le tissu social. Faire de la prévention est le seul moyen de ralentir le renouvellement de cette organisation. Le gouvernement italien veut faire de la lutte contre la criminalité organisée une "véritable priorité nationale", en frappant plus durement les patrimoines et les nouvelles activités mafieuses. Il y a un véritable  durcissement dans la confiscation des biens mafieux. L’organisation anti-mafia  a également réclamé une législation plus protectrice pour les témoins qui sont parfois "abandonnés à eux-mêmes". La lutte doit aussi concerner les nouveaux terrains d'action des mafias, comme le trafic des déchets industriels ou les produits dopants.

On peut citer pour exemple comment la société civile sicilienne se dresse contre la mafia, bravant la loi du silence. Des citoyens se rebellent contre le pizzo, l’impôt mafieux. Commerçants, industriels, agriculteurs... ils sont de plus en plus nombreux à soutenir au quotidien le travail des juges et des forces de l’ordre.

 

Une dizaine d'associations de lutte anti-mafia existent, principalement à Palerme, en Italie, ou le racket mafieux touche près de 80% des magasins et des entreprises de cette ville de plus de 700 000 habitants. Ces comités n'ont (souvent) aucun leader ou porte-parole afin de ne pas ériger une personnalité symbole qui pourrait devenir une cible pour la Mafia.                                                                             Parmi les associations anti-mafia, existent :

Libera : réseau constitué en Italie regroupant 954 associations d'éducation civique contre la mafia et le crime organisé d’implantation nationale. Elle est la principale association italienne anti-mafia.

Addiopizzo : c'est une association de citoyens crée en 2004 à Palerme qui lutte contre la mafia sicilienne, la Cosa Nostra. Comme l'indique clairement son nom, « addio » signifie « adieu » et « pizzo » qui est l'impôt mafieux. Cette lutte passe par une résistance au racket qui est une des bases sur laquelle repose la mafia.

A ces associations s'ajoutent des personnalités influentes telles que Paolo Borsellino, Giovanni Falcone qui sont des juges anti-mafias. Mais aussi le journaliste Roberto Saviano et l'archevêque de Palerme Salvatore Pappalardo.

 

 

Article publié le 16/12/2008

La justice italienne a annoncé avoir porté mardi un coup « historique » à la tête renaissante de la mafia sicilienne, Cosa Nostra, 32 mois après l'arrestation du parrain Bernardo Provenzano, grâce à une vaste opération au cours de laquelle une centaine de personnes ont été appréhendées.

 

 

 

Après 9 mois d'enquête, la police italienne a procédé à l'arrestation de 99 membres de Cosa Nostra.

Les Italiens ont toujours un peu le sens de l’exagération et tendent à qualifier d’« historiques », peut-être un peu trop vite, certaines opérations anti-mafia comme ce coup de filet qui a mobilisé 1 200 carabiniers appuyés par des dizaines d’hélicoptères et des unités cynophiles. Cela dit, il est vrai que cette opération, qui est la suite logique d’enquêtes fondées sur des écoutes téléphoniques et menées depuis neuf mois, frappe de plein fouet Cosa Nostra.

Retour aux règles des vieux parrains

Quatre-vingt dix-neuf personnes ont été arrêtées et toutes seraient liées au chef mafieux, Matteo Messina Denaro, 46 ans, qui est surnommé « Diabolique » et qui est inscrit depuis 1993 sur la liste des criminels en fuite les plus dangereux. Elles sont poursuivies pour association mafieuse, extorsion, trafic d’armes et de stupéfiants. Selon les déclarations du procureur anti-mafia, Pietro Grasso, cette opération est d’autant plus importante qu’elle a permis de « stopper la refondation de Cosa Nostra dans sa version plus traditionnelle », c’est-à-dire avec le retour aux règles des vieux parrains, ce qui signifie entre autre le retour aux assassinats de représentants des institutions décidés au sein de Conseils régionaux, les fameuses coupoles de la mafia sicilienne.

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Commentaires (1)

1. DUHAZE 16/07/2011

il faut viser haut pour porter un grand coup à la Mafia, les Siciliens ne doivent plus céder mais se réunir contre cette organisation meurtrière, 4OOO morts en l'espace de trente ans rien qu'en Sicile, stop à la corruption, de grands dignitaires et hommes politique y trempent, il faut commencer par ceux-là. Je tire mon chapeau à tous les carabiniers qui avec hardeur les combattent, bonne chance à tous ceux qui combattent et continueront à le faire contre cette organisation du crime.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site